Photographier en argentique avec un flash

Photographier en argentique avec un flash

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Si tu es familier du triangle d’exposition (sensibilité, vitesse, ouverture) tu sais comment fonctionne l’exposition d’une photo en lumière naturelle.

Avec un flash, les choses vont être un peu différentes : En effet, c’est l’éclair du flash qui va être le principal responsable de l’exposition. Selon la puissance et la porté de l’éclair, ainsi que la distance entre le flash et le sujet, l’exposition sera plus ou moins importante.

En clair : Plus l’éclair est puissant, plus la photo est exposé, moins il est puissant, moins elle est exposée.

Mais que deviennent les autres paramètres de l’exposition dans ce cas de figure ?

  • La sensibilité reste fixe, mais garde une influence importante sur l’exposition : En photo au flash, on travaille en général avec des pellicule de faible sensibilité, pour éviter la surexposition. L’éclair est en effet très lumineux, et une sensibilité trop élevé pourrait conduire facilement à de grande surexposition, même avec des puissance très basses
  • La vitesse est limitée elle aussi : Elle ne peut en général dépasser la vitesse dites de SyncroFlash, dans le cas de la plupart des appareil reflex
    • La vitesse SyncroFlash (en général 1/60, parfois plus sur des appareil plus récent), c’est la dernière vitesse où le rideau de l’appareil reste ouvert complétement, ce qui permet de saisir l’éclair du flash en entier. A des vitesses plus élevé, les rideau ne s’ouvre plus complément (ils exposent la pellicule en formant une toute petite fente, ce qui ne permet pas de saisir l’éclair du flash en entier)
    • On peut cependant utiliser la vitesse pour jouer avec le mouvement : Avec une vitesse basse, l’éclair saisira la majorité de la scène, mais l’obturateur restant ouvert permettra de saisir le reste de l’exposition en lumière ambiante. Cela permet de créer des images où se mêlent flou et net. Pour créer cette effet, il faudra saisir une vitesse plus basse que celle de syncroflash, comme 1/8 de seconde
    • En outre, plus la vitesse sera lente, plus la lumière ambiante de la scène sera présente dans la photo. Cela peut être utile pour conserver certaines caractéristiques de la scène
  • L’ouverture enfin va permettre de contrôler la quantité de lumière qui va éclairer le sujet, tout comme la distance entre le sujet et le flash :
    • Plus l’ouverture est petit, moins il y aura de lumière du flash sur el sujet
    • Plus la distance entre flash et sujet est importante, moins il y aura de lumière sur le sujet
A part l’utilisation un peu abusive du terme « focale » pour l’ouverture, les infos de cette vidéos sont toujours valables !

Il y en a aussi un peu par ici, même si je ne savais toujours pas utiliser correctement le terme focal, encore…

Avec un compact ou un flash automatique

Avec un appareil compact, où le flash est intégré à l’appareil photo et où l’exposition est automatique, il ne sera bien sûr pas possible de réaliser des effets particulier avec le flash, comme on pourra le faire avec un flash cobra ou un flash déporté.

Cependant, il faut garder certains principe en tête, notamment celui de la portée du flash.

En général, les flash sur les appareils compacts sont peu puissants, et ont une portée entre 3 et 5 mètres à 100 ISO.
Il faudra donc bien faire attention à ce que ton sujet soit à portée du flash avant de prendre ta photo !

Pour cette série de photo :

Flash monté sur l’appareil photo, en mode semi automatique. J’ai utilisé les guide du flash pour régler l’exposition, sans chercher d’effet particulier

Ces images sont un peu plus originale :
En utilisant la multi exposition, la pose bulb et le déclenchement manuel du flash, j’ai réalisé des multi exposition coloré. Elles sont ici réalisé en photo instantannée, mais il est tout à fait possible de faire la même chose avec n’importe quel appareil photo

Le setup est assez simple

  • Mettre l’appareil sur trépied, en pose bulb (ou la plus lente possible), utiliser le retardateur si nécessaire
  • Se mettre dans le noir
  • Déclencher l’appareil, se mettre en place, et déclencher le flash (via la touche « PILOT ») à faible puissance (selon la distance avec le sujet)
  • Recommencer sur la même exposition (voir le cours sur la multiexposition)

La série suivante reprendre les même principe, sans utiliser de double exposition

  • Mettre l’appareil sur trépied, en pose bulb (ou la plus lente possible), utiliser le retardateur si nécessaire
  • Se mettre dans le noir
  • Déclencher l’appareil, se mettre en place, et déclencher le flash (via la touche « PILOT ») à faible puissance (selon la distance avec le sujet), plusieurs fois de suite, en bougeant à chaque éclair, tant que l’obturateur est ouvert.

Bien évidemment, ce ne sont ici que des exemples de ce qu’il est possible de réaliser avec un flash.
Ce sont des invitations à l’expérimentation !