Lumière dure et couleurs

Lis n’importe quel tutoriel pour faire “de bonne photo” : il te sera toujours conseillé de choisir des lumière douce, surtout pour la photographie en couleur. Mieux encore, les première lueurs rosées de l’aube, ou les dernières lumière dorés du crépuscule.

Sur BOX ARGENTIQUE cependant, on ne fait rien comme le autres : Voici quelques exemples d’images à réaliser sous la “lumière dure” du soleil de midi.

Jouer sur les ombres

Dans cette image, j’ai exposé pour les hautes lumières, laissant tomber les ombres naturellement.

Cela donne un aspect mystérieux, l’intérieur du café restant plongé dans l’ombre, laissant simplement apparaître les taches de couleurs des fauteuils. La géométrie de la façade aide à la composition, et les ombres ajoutent de la matière, de la texture à l’image.

Le cadre dans le cadre

Prenons ici un exemple bien plus illustre pour parler de cette technique : Dans cette image prise dans les rues de New York, Joel Meyerowitz se sert de la forte lumière pour isoler son sujet du reste de la rue. L’ombre occupe une grande partie du cadre de l’image, la lumière jouant avec la fumée rajoute une texture intéressante à l’image.

Encore une fois, il s’agira toujours d’exposer pour les hautes lumières, et de laisser tomber les ombres naturellement.

Cette technique isole le sujet, et facilite la lecture de l’image.

C’est une technique très utile en photographie de rue. Ici, quelques exemples issues du travail de Sean Tucker :

Jouer la carte de la saturation

En plus d’un contraste pour important, une lumière plus dure te donnera une saturation des couleurs plus élevé, ce qui peut être un choix assumé pour photographier le sujets les plus colorés.

Évite cependant les vues avec trop de ciel, tu risquerais de brûler les hautes lumières plus facilement que dans des ambiances lumineuses plus douces.

Parfois, la lumière dure, c’est juste bien

Comme ça, sans raison. Trouver la “bonne” lumière fait partie intégrante du travail de photographe.

Certain auront leur préférence (de mon côté, rien de pire que la lumière plate d’un temps nuageux…), mais savoir reconnaître et travailler la lumière est une compétence à maîtriser. Bien évidemment, cela demandera du temps (beaucoup), de la pratique (encore plus) et de l’observation (au quotidien, même sans appareil photo)

Cependant, il y a quelque chose de magique à imaginer comment la lumière va rendre dans une image, d’exposer pour cette lumière et retrouver, quelques semaines plus tard, le résultat imaginé.

Dernière preuves des bienfaits de la lumière dure avec cette image, toujours de Joel Meyerowitz