Utiliser la compensation d’exposition

Dans les articles précédent, je t’ai parlé de sur ou sous exposer ta pellicule selon les conditions lumineuses. C’est particulièrement utile pour récupérer un diaph de vitesse en basse lumière, pour réduire le risque de flou de mouvement, ou au contraire, en plein jour, pouvoir ouvrir un peu plus  pour créer un joli flou d’arrière plan.

“Compenser son exposition”, c’est sous ou sur exposer ton image par rapport aux information de la cellule, selon les conditions lumineuse, pour mettre en avant ou cacher .certains détails de l’image

En sous exposant, tu assombri ton image, et préserve les détails des partie claires, le hautes lumière, mais perd les détails dans les ombres.

En sur-exposant, tu éclairci ton image, préserve les détails des parties les plus sombre, mais perd les détails des parties claires

La compensation d’exposition peut également servir à déboucher un contre jour sans utiliser de flash, en surexposant pour récupérer du détail dans les ombres… En bref, la compensation d’exposition, c’est super utile pour prendre le contrôle sur ton exposition.

C’est aussi très utile pour sur ou sous exposer momentanément ta pellicule en jouant avec la latitude du film

La bague de compensation

De manière général, les appareils relativement modernes permettent une compensation automatique de +3 à -3. Cela s’effectue en général en tournant la molette dédié à cette fonction dans un sens ou dans l’autre.

La compensation d’exposition sur un Canon A1

Aujourd’hui, tous les appareils numériques sont dotés d’une fonction de compensation d’exposition automatique. En argentique, c’est plus compliqué. Si la fonction est présente sur la plupart des reflex depuis la fin des années 1970, généralement sur la forme d’une roue au niveau de la bague ISO, ce n’est pas le cas sur les compact ou les appareil plus anciens.

Voici donc quelques méthode pour réaliser une compensation d’exposition d’un ou plusieurs diaph, même sans fonction dédiés sur l’appareil.

La bague ISO

La méthode la plus simple est en général d’utiliser la bague ISO, surtout si ton boitier est muni d’une cellule interne. En changeant d’ISO, tu vas faire croire au boitier que la pellicule est plus ou moins sensible. La cellule
et les modes automatiques de l’appareil te donneront et utiliseront donc des réglages sur ou sous exposés

Exemple concret : Tu as, dans ton boitier, un pellicule de 400 ISO. Tu veux réaliser une sous exposition d’un diaph. Il te suffit de régler la bague ISO sur 800, le temps de prendre ta photo

Rappel : Plus les ISO réglés sur l'appareil sont élevés, plus l'appareil consiédère que la pellicule est sensible. Pour sur-exposer une pellicule, on baissera les ISO vers un plus petit nombre, pour sous-exposer, on augmentera les ISO vers un nombre plus grand.

La cellule calculera l’exposition comme si la pellicule à l’intérieur du boitier avait une sensibilité de 800 ISO, te donnant une sous-exposition d’un diaph.

Cette méthode est aussi très pratique sur des appareils à cellule rudimentaire (type Zenit ou Spotmatic) qui te donnent peu d’informations sur tes autres réglages, ou sur des compacts tout auto ou tu as seulement accès au réglage ISO

La vitesse ou l’ouverture

Tu peux aussi créer cette sous-exposition en jouant sur les deux autres paramètres du triangle d’exposition.

Exemple concret : Ta cellule t’indique les paramètres suivants pour une exposition correcte, 400 ISO, f/5.6, 1/250e

Si tu choisis 400 ISO, f/4, 1/250, tu auras une sur-exposition d’un diaph (tu ouvre ton objectif d’un diaph par rapport à l’exposition correcte.

En Bref

La compensation d’exposition va te permettre de sur ou sous exposer une vue, pour faire face à une condition lumineuse particulière (contre-jour, fort contrastes…) :

Le tout est maintenant d’affûter ton œil, face à une situation lumineuse donnée, et d’exposer ton image pour la partie qui te semble la plus importante : Les ombres, ou les hautes lumière ?