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Développer ses pellicules E6 à la maison

Aujourd'hui, on se retrouve pour parler développement E6 positif à la maison et sans machine !

A propos de l'auteur...

Qu’est ce que le développement E6 : Le procédé E6 sert à développer les pellicule positive, comme la kodak Ektachrome, la Fuji Velvia et Provia. Aujourd’hui je développe un rouleau de Sensia 100, périmé depuis 2004, que j’ai shooté dans mon Olympus AF1 pendant mes vacances.

Contrairement au film négatif C41, les pellicules développées avec le procédé E6 donnent des images positives directement sur le film, ce qui est plutôt cool. on peut ensuite les scanner, ou mieux, les projeter avec un projecteur à diapositive.

Le problème de ces films, en plus de leur prix plus important que la plupart des émulsions négatives, c’est que peu de labo les développent encore, et quand il le fond, c’est souvent à un tarif premium. Faire le développement à la maison permet d’économiser beaucoup sur le développement et l’utilisation de ces films.

Pour ce développement, je vais utiliser le kit Magic Box de Tetenal, que je ne te conseille pas forcément cependant. Plus de détails dans la suite…

Dans le kit, on trouve 6 petites bouteilles, qui contiennent la base des solutions chimiques qu’il nous faudra préparer, et un QR code à flasher qui nous amène vers un manuel bien complet et riche en informations pour nous aider à développer le film.

Mais très de bavardage, place à l’action, on se téléporte dans la salle de bain pour le développement du film.

La première étape est donc la préparation des chimie. Selon le kit E6 que tu vas utiliser les instructions et le nombre de bains peuvent différer. Ici, c’est un procédé en 4 bains :

  • Le Premier Révélateur, qui va faire réagir les sel d’argent du film et développer l’image
  • Le Révélateur Couleur, qui va libérer les colorant associé aux sels d’argent sur le film, et faire apparaitre l’image
  • Le Blanchiment Fixateur (ou Blix) qui va éliminer les sels d’argent et rendre le film transparent
  • le Stabilisateur, qui rince et lave le film.

Pour la préparation des chimies, on prend les bouteilles, qui sont bien numérotées, et l’on ajoute de l’eau à environ 40 degrés pour atteindre la quantité de chimie requise pour la cuve.

A noter cependant, la boite indiquait que la quantité de chimie fournie dans le kit était pour 250ml de solution. Pour développer mon film dans ma cuve Paterson, il me fallait 290ml de solution, et j’ai simplement ajouté 40ml d’eau par rapport aux instructions données par Tetenal… mais ce n’est quand même pas très pratique que Tetenal n’est pas pensé son kit pour la cuve à main la plus populaire du marché !

Une fois les solutions prêtes dans leur bouteilles, je les laisse reposer dans un bain-marie qui lui aussi est entre 38 et 40 degrés. C’est la grande difficulté du procédé E6 : Contrairement au procédé c41, ou seul le bain de révélation doit absolument être à 38 degrés, et où la température des bains peut descendre au fur et à mesure, tous les bains du procédé E6 doivent être effectué à 38 degrés. le temps de développement est également plus long, avec un bain supplémentaire, et maintenir cette température est crucial pour le bon développement du film.

Comme pour le C41, on commence par un bain d’eau à 38 degrés, pour mettre le film à température, avant de commencer les bains chimiques, qui durent tous environ 6 minutes. Il est important de bien annoter les bouteilles pour ne pas se tromper dans le feu de l’action : entre les temps, qu’il doivent être précisément respectés et le contrôle permanent de la température, ça peut vite devenir stressant quand on est habitué au calme des développements en noir et blanc !

Entre chaque bain, il faudra effectuer un lavage à l’eau pendant 2 à 4 minutes. L’eau doit également être à 38 degrés, il faut à tout prix éviter les écarts de température pendant tous le processus de développement du film.

Mon conseil : Pendant que la cuve est sous le robinet entre chaque bain, prends le temps de t’assurer de la température du bain que tu t’apprête a verser ensuite, et a le réchauffer sous l’eau bien chaude si besoin. Le combo évier + baignoire et ton ami pour cette exercice.

Le développement fini, reste le moment de vérité


Une fois les photos scanné, j’en suis vraiment très content.

A la sortie du scanner, elle avait une légère teinte magenta, mais il es difficile de savoir si c’est du au scanner (la diapositive est en général plus difficile à numériser que le négatif, car plus dense), à la péremption du film, a mon développement ou une combinaison des trois.

Cette teinte éliminé sous Lightroom, les photos révèlent leur potentiel, et le résultat est proche de ce qu’on peut voir en place directement le film sur une table lumineuse. Je suis toujours impressionné par la diapo, où l’image finale est directement sur le film : c’est vraiment un medium qui s’apprécie le mieux par une manipulation et une visualisions réelle, et un support assez magique !

Faisons le bilan de cette expérience :

Développer en E6 chez soit, c’est largement possible, si tu y passes le temps. Il m’aura fallu environ 1h30 pour l’ensemble du procédé, sans compter la numérisation des images.

Le processus n’est pas évident, mais loin d’être impossible, en s’organisant bien. Le plus important est de rester calme et de procéder de façon méthodique à chaque étape. Dans ces conditions, même sans machine ou équipement particulier, c’est tout à fait réalisable !

Je te conseillerais cependant pas le kit que j’ai utilisé. De mon côté, je l’avais pris pour tester le procéder avant de m’engager sur des quantité de chimie plus importante. le kit est en effet vendu 15€, ce qui est aussi cher qu’un développement E6 en labo, et ne permet de traiter qu’un seul film, ce qui n’est pas hyper écologique, l’E6 étant un procédé assez polluant. Le fait que le kit ne soit pas penser pour l’utilisation avec un cuve Paterson standard est également un soucis, la seule cuve de 250ml est une Jobo, vendu 40€ ! Alors, C’est bien pour tester l’E6, mais mieux vaut investir directement dans les kit 2.5L de Tetenal, ou dans ceux de Cinestill qui ne devrait pas tarder à débarquer en boutique (et que j’ai très hâte de tester).

Ces kits permettent de développer plusieurs films et sont bien plus économiques que celui que j’ai utilisé, mais il faut pouvoir les stocker et les utiliser dans les 6 mois après la préparation des solutions pour des résultats optimaux.

Voilà, c’est tout pour moi !

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