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L’acros II – La dernière pellicule noir et blanc de Fujifilm

L’acros II – La dernière pellicule noir et blanc de Fujifilm
Baptiste EMGK
Photographe argentique et créateur de contenu. L’esprit malade derrière Box Argentique.

On dit : Tout ce qui est rare est cher. Le prix de cette pellicule noir et blanc n’étonnera donc pas les photographes argentique, puisque c’est la dernière pellicule noir et blanc fabriqué par FujiFilm

Cette pellicule traine dans ma boite à péloche depuis plus d’un an, et c’est certainement l’un des films les plus intriguant et controversé vendu par Fuji aujourd’hui. Avant le shooting, un peu d’histoire…

Au départ, il y a avait la Fuji Accros : Un film reconnu et acclamé, dernier représentant de la gamme noir et blanc du fabricant japonnais : le film propose Une gamme de gris impressionnante, une acutance accru et est en plus très tolérant sur les erreur d’exposition et de développement. Bref, un film qui a tout pour plaire, et qui est vendu à prix raisonnable. Cerise sur le gâteau, il peut être exposé jusqu’a deux minutes sans ajustement du temps du à la réciprocité, ce qui en fait le film parfait pour tous les amateurs de pose longue.

Puis, vint le drâme : en 2018, Fuji annonce la fin de la vente de l’Acrod pour le mois d’octobre de la même année, achevant du même coup sa gamme de film noir et blanc : Le monde de l’argentique sort une fois de plus piques et fourche, menaçant d’aller chercher les dirigeants de Fujifilm pour les plonger dans un bain de rodinal fumant…

Est-ce cette terrible menace qui effraya Fuji ? Les historiens s’interroge encore… En 2019, Fuji annonce le retour de l’Acros dans une nouvelle formulation, en gardant toutes les caractéristiques de la pellicule originelle.

Un mystère subsite cependant : La nouvelle version de l’Acros n’est plus fabriquée au Japon, mais au royaume uni : Beaucoup suggèrent que le film n’est plus fabriqué par Fuji, mais par Ilford, sur les instruction de Fuji. L’autre vrai soucis, c’est qu’au passage, le prix du rouleau a doublé, atteigant presque les 15€ en 35mm chez certains revendeur. Un tarif premium pour une pellicule noir et blanc !

Pourquoi l’Acros est-elle maintenant fabriqué en Angleterre ? Pourquoi son prix a-t-il doublé ? Qui se sert sur le dos des photographe argentique ? Peut-on faire cuire des nouilles dans du révélateur ?

Autan de questions qui resteront sans réponse. Ce qu’on peut toujours faire cependant, c’est aller faire des photo avec ce rouleau, et voir le rendu de cette pellicule.

Pour les photos, je suis sorti par une journée très ensoleillée, afin de voir si la latitude de cette pellicule était aussi impressionnante que ce que l’on en disait. J’ai utilisé mon Miranda Sensorex, le 35mm F/2.8 et et le 105 f/2.8 de la même marque.

Question développement, j’ai plongé la péloche dans du Rodinal, en dilution 1+25, pendant 7 minutes.

Comme d’h’ab, si tu veux voir toute les photo du rouleau, tu peux t’abonner sur Tipeee pour avoir accès aux photo en HD 🙂

A la vue des résultat pas de doute, la force de cette pellicule est bien sa latitude d’exposition, et sa grande gamme de gris : Même en plein soleil au milieu de journée, même a contrejour, on garde du détail dans l’ensemble des images, et les ciels ne sont pas brûlée, même si un filtre rouge à la prise de vue leur aurait donné un peu plus de consistance, et les ombre relativement préservées. Le négatif est dense et plein de détail. La gamme de gris est très impressionnante, ce qui fait de l’acros un film très polyvalent : ça manque un poil de contraste à la sortie du scanner pour moi, mais en poussant un peu les ombres et le contraste au post traitement, j’arrive à un résultat satisfaisant pour mon oeil.

Malgré le développement au Rodinal, et le format 35mm, le grain reste discret. Le film est en effet très défini, avec un haut niveau de détail.

Mais, il y a un mais.

Le film coute entre 12€ et 15€.

Pour 7€, j’achète de la XP2, qui fourni une latitude d’exposition au moins aussi importante, un grain encore plus fin, et qui se développe en mini-Lab. Ou encore de la Delta 100, qui propose une structure de grain diférente, mais une netteté et précision similaire, avec également une latitude plus que correcte… Ou n’importe quel autre film noir et blanc du marché qui ne coûte pas 15€. C’est là, pour moi, le principal problème de l’acros II : Oui, c’est un bon film, mais a moins d’avoir besoin de ses caratère de réciprocité pour de la pose longue, vu son prix, je lui préfèrerait toujours ses concurrent. Cela en fait un film très spécialisé, faussement luxueux et difficilement accessible aux petite bourse.

Ce prix élevé n’a, en plus, très certainement rien à voir avec des coût de fabrication, et vient certainement des frais d’accord commerciaux entre Fuji et Ilfrod pour la fabrication du film, a moins que se fabrication nécessaire une ressource particulière rare et coûteuse… Encore une question sans réponse !

La publication a un commentaire

  1. Joel

    Merci pour ce petit compte rendu sur cette nouvelle mouture de l’ACRO 100 II
    Je l’utilise en format 120, développée dans du D76 1+1.
    Tout ce que vous dites est confirmé par de nombreux autres utilisateurs ..
    On est d’accord, c’est Ilford qui fabrique le Type II et je pense que le surcoût est une sorte de protection (dissuasion achat) pour privilégier la vente des produits Ilford, et ça marche puisque j’ai acheté 4 rouleaux à la sortie du film mais je n’y reviendrai pas…

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